Mon
premier système d'amplification remonte à mes années
de lycée technique (C'est loin...). J'étais en section
électronique, àl'époque on découvrait les
premiers transistors MOSFET, encore inaccessibles ils étaient
aussi boudés parce qu'amalgamés à tort avec leurs
homologues bipolaires. Contrairement à ces derniers, le MOSFET
a la particularité de traiter avantageusement la parité
harmonique du spectre sonore, à la manière des tubes à
vide (lampes). Il présente toutefois l'avantage d'une grande
rapidité sur les fronts de hautes fréquences, donc une
absence d'effet de compression à l'attaque et sur les harmoniques
de rang élevé (cf. les séries de Fourrier pour
les matheux). Il en résulte un rendement accru dans les aigus
extrêmes et une meilleure définition notamment en slap
ou lors des jeux en accords. Evidemment ce son ne fera pas forcément
le bonheur des amoureux du vintage qui devront se doter d'artifices
du style "Tube Simulators" pour retrouver leurs marques. Cela
dit, rien n'empêche d'opter pour le compromis préamp à
lampes et puissance MOSFET (Déjà utilisé par Hughes
& Kettner entre autres...). Le MOSFET a été aussitôt
adopté par les fabricants de HiFi (Luxman Brid LV-105 / 109)
qui ont très vite réalisé cet immense potentiel
offert par sa précision de reproduction alliée à un rendement
exceptionnel à forte puissance, c'est un peu à eux que
l'on doit sa vulgarisation dans le domaine audio.
Au début des années 80 la marque Trace Elliot® présentait
les premiers GP-11, des préamplificateurs offrant une égalisation
pleine bande de 40Hz à 15KHz ! Je me souviens encore des commentaires
amusés des septiques de l'époque : « A quoi ça
sert vu qu'une basse ça ne sait faire que boum-boum ? ».
Focalisés sur cette bande à 15KHz, ils n'avaient pas vu
cette enceinte carrée qualifiée de « marrante »
avec ses petits haut-parleurs, mais qui renvoyait étonnamment
les graves : un 4x10". Cette configuration était en fait
déjà connue depuis des lustres sous l'appellation «
montage en pont » et était utilisée dès lors
que l'on souhaitait restituer des graves en ne disposant que de haut-parleurs
de petits diamètres. En effet le câblage en pont de quatre
transducteurs identiques offre une surface de membrane résultante
équivalente à celle d'un haut-parleur de grand diamètre
; à cela s'ajoutant la vélocité élevée
du 10". Quand on sait que dans le modèle de diffusion sonore,
les graves sont générés à la périphérie
de la membrane et les aigus vers le centre... il n'y a qu'un pas à
imaginer un haut-parleur dont le cône serait en aluminium et le
cercle périphérique en papier... (cf. la récente
série HyDrive de Hartke Systems®). A peine une année
plus tard Trace Elliot® réitérait son coup de pied
dans la fourmilière en offrant les 4052H et enfin le 1048H, respectivement
extension d'aigus 4x5" et enceinte 4x10" étendue !
Accueillies par le même scepticisme, il en a quand même
bien découlé un nouveau standard de l'amplification basse
: un «vrai» son de façade au bout du jack... Peut-on
seulement imaginer aujourd'hui un système qui ne saurait offrir
ni 4x10", ni tweeters ?
Je reçois souvent des musiciens des scènes dites «
intermédiaire », n'ayant pas encore accès aux salles
spacieuses et suréquipées mais devant tout de même
délivrer un résultat ultra professionnel, et qui se heurtent
à un vide matériel dans bien des domaines (instruments
ou amplis). Il va de soi que ce que je ne prétends pas proposer
un système de plus, mais plutôt rester dans l'esprit d'un
matériel adaptable aux demandes de chacun et donc personnalisable,
votre système, même si une gamme de produits standards
se dessinera et s'affirmera au cours du temps pour permettre un accès
aux budgets plus restreints.
J'ai donc imaginé un système basé sur un 4x10"
offrant à la fois une restitution des graves efficace et une
dynamique d'aigus infaillible et de confier le traitement des médiums
à un unique 12". Cela peut paraître étonnant
de prime abord mais, pour l'avoir déjà testé dans
de nombreux cas de figure (je reste aussi bassiste... quand la lutherie
m'en laisse le temps), je vous assure que c'est d'une efficacité
appréciable dès lors que l'on cherche à conserver
un son précis à faible comme à forte puissance.
D'ailleurs si l'on considère que, contrairement à la basse
qui occupe autant le grave profond que l'extrême aigu, la guitare
quant à elle s'installe principalement dans un médium
qui ne peut souffrir de la moindre approximation, est-ce alors le plus
pur des hasards si les guitaristes raffolent du 12" ?
Cette enceinte est donc pourvue d'un boomer 12" néodymium
couvrant la plage 50Hz-7Khz, d'une double chambre bass-reflex et de
deux tweeters néodymium relayant le registre aigu de 6Khz à
20Khz... contrôlables par footswitch (très utile par exemple
avec une basse fretless). Un filtre passe-haut au troisième ordre
se charge de protéger les tweeters ainsi que d'assurer l'éventualité
d'une biamplification pour une gestion totalement séparée
des aigus. Plusieurs options de haut-parleurs seront disponibles suivant
modèles et versions : Beyma® ou Electro-Voice®.
Dimensions (mm) : 610 x 390 / prof. 440mm - Poids : 21 Kgs.
Projet prévu pour
courant 2011 - Renseignements disponibles pour ceux interssés...
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